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Ecrit par Luc Faubert et Adel El Zaïm   
09-11-2005

 

Historique d’ISOC Francophonie

 

Le présent document se veut un récapitulatif des activités d’ISOC Francophonie depuis sa conception jusqu’à aujourd’hui.

1999 : Rassembler la francophonie

De 1995 à 1998, le NoTIAL (« Normalisation des Technologies de l'Information dans leurs Aspects Linguistiques »), un groupe de travail franco-québécois,  a examiné  les stratégies normatives en matière de soutien de la langue française dans les technologies de l’information. À l’issue des travaux de ce groupe, il est apparu qu’un effort particulier devait notamment être accordé aux travaux de normalisation dans le domaine de l’Internet (W3C, IETF, TC 46). À l’initiative de Pierre Lamothe, alors au Secrétariat du Conseil du trésor du Québec, plusieurs représentants gouvernementaux et de la société civile québécoise ont convenu de la nécessité d’associer les différents États et gouvernements de la Francophonie aux travaux de la France et du Québec en la matière.

L’idée de réunir et de mettre en réseau les différentes sections francophones de l’Internet Society était lancée.

Avril 2000 : Création d’ISOC Québec

À l’initiative de quelques représentants du gouvernement du Québec et de la communauté informatique québécoise, l’Association ISOC Québec est créée; un des objectifs mis de l’avant dès l’origine est de favoriser la concertation avec les autres associations ISOC de la Francophonie.

Juin 2000 : Le rassemblement des francophones aura lieu

À l’occasion de l’« Atelier ISOC Wallonie 2000 » tenu à Namur le 17 juin, une résolution est adoptée prenant acte de l’initiative d’ISOC Québec d’organiser à Montréal, avec le soutien de l’INTIF, un grand rassemblement des associations ISOC de la Francophonie.

Étaient présents à ISOC Wallonie 2000  des représentants d’ISOC Wallonie, d’ISOC France, d’ISOC Luxembourg et d’ISOC Québec.

Juin 2002 : Création d’ISOC Francophonie

Les événements de septembre 2001 aux États-Unis ont entraîné le report au printemps 2002 de la rencontre originellement prévue pour  l’automne 2001.

En juin 2002, ISOC Québec a ainsi organisé à Montréal, avec le soutien financier de l’INTIF et du gouvernement du Québec, la rencontre fondatrice d’ISOC Francophonie.

La rencontre a réuni une cinquantaine de participants de sections ISOC francophones, d’ISOC International et de l’INTIF, notamment :

  • Belgique : M. Richard Delmas
  • Belgique : Mme Marie-Anne Delahaut
  • Bénin : M. Yaovi Atohoun
  • Bulgarie : Mme Gulka Papazova
  • Burkina-Faso : M. Oumarou Sie
  • Cameroun : M. Emmanuel Tonye
  • Cameroun : M. Jean-Claude Tchoulack
  • Québec : M. Adel El Zaïm
  • Québec : M. Alain Clavet
  • Québec : M. Christian Allègre
  • Québec : Mme Christine Hernandez
  • Québec : Mme Claude Rigault
  • Québec : M. Claude Sirois
  • Québec : M. Éric Alloi
  • Québec : M. Jean-Claude Guédon
  • Québec : M. Luc Faubert
  • Québec : M. Marc Blanchet
  • Québec : M. Pierre Lamothe
  • Québec : M. Réjean Roy
  • Québec : M. René Morin
  • Centrafrique : M. Isidore Embola
  • Côte d'Ivoire : M. Pehecoula Alain Didier Kla
  • États-Unis : M.  George Sadowsky (ISOC, Vice-président)
  • États-Unis : M. James Galvin (ISOC, Vice-président)
  • France : M. Jacques Guidon
  • France : Mme Odile Ambry
  • Guinée : Mme Hadja Binta Keita
  • INTIF : M. Alain Didier Kla
  • INTIF : M. Jean-Paul Ducasse
  • INTIF : M. Pierre Ouedraogo
  • INTIF : M. Pietro Sicuro
  • Lituanie : M. Moudrick Dadashov
  • Luxembourg : M. Patrick Vande Walle
  • Madagascar : M. Lala Andriamampianina
  • Madagascar : M. Louis Marius Andriamparany
  • Mali : M. Alioune Badara Traore
  • Maroc : M. Kamal Okba
  • Maurice : M. Dewandranath Kissoondoyal
  • Mauritanie : M. Sid'ahmed Ould Fadel
  • Moldavie : M. Valérian Levinski
  • Niger : M. Amadou Alou
  • Niger : Mme Anne-Rachel Inne
  • RD Congo : M. Gabriel Bombambo Boseko
  • République Dominicaine : Mme Senaida Jansen
  • Senegal : M. Alex Louis Gabriel Corenthin
  • Sénégal : Mme Ndeye Maïmouna Diop
  • Togo : M. Adiel Ayodele Akplogan
  • Vietnam : M. Nhu Kim Nguyen

Les participants à cette rencontre se sont réunis pendant cinq jours, deux à Québec et trois à Montréal. Les deux premiers jours ont été consacrés à des rencontres avec des décideurs en technologies de l’information et Internet provenant des secteurs gouvernemental, communautaire et industriel. Le programme comportait des rencontres avec des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux, du ministère des Relations avec les citoyens, du Secrétariat du Conseil du trésor, du ministère de la Culture et des Communications, de la Chambre de commerce de Québec, du CEFRIO ainsi qu’une visite à Lévinux, centre de recherche et de développement dédié à l’usage du système d’exploitation Linux et au recyclage d’ordinateurs.

Pendant les trois jours de travail à Montréal, les participants ont mené des réunions de réflexion et élaboré un plan d’action sur les quatre thématiques proposées, soit la gouvernance de l’Internet, la coopération entre les chapitres et les pays francophones, le développement et la promotion de contenus francophones et l’utilisation des technologies appropriées dans les pays francophones. Ce plan d’action a été adopté à l’unanimité.

Les participants ont aussi décidé de la création d’un regroupement des sections francophones de l’Internet Society auquel ils ont donné le nom d’ISOC Francophonie.

Le secrétariat d’ISOC Francophonie fut confié à ISOC Québec pour la phase de mise en place.

Lors de cette rencontre, il fut également convenu de transmettre le plan d’action d’ISOC Francophonie aux participants de la réunion annuelle de l’Internet Society, INET 2002, qui se tenait la semaine suivante à Washington.

Juin 2002 : INET 2002

La réunion annuelle de l’Internet Society s’est tenue à Washington, DC, du 18 au 21 juin 2002. Une dizaine de représentants des sections francophones y ont participé. Ces derniers ont alors informé les membres du « Board of Trustees » d’ISOC des activités d’ISOC Francophonie, du plan d’action proposé et de la création du regroupement.

La réaction a été positive. James Galvin, vice-président aux membres, a souhaité publiquement que d’autres regroupements linguistiques et thématiques voient le jour.

Une rencontre informelle d’information (BoF) a également réuni 25 personnes.

Janvier 2003 : Autrans 2003

Les rencontres d’Autrans, près de Grenoble en France, se tiennent annuellement à l’initiative d’ISOC France. En janvier 2003, les travaux d’ISOC Francophonie ont fait l’objet d’une présentation par Adel El Zaïm, président d’ISOC Québec, et Odile Ambry, vice-présidente d’ISOC France. Odile Tremblay s’est vu confier par ISOC France la responsabilité d’assurer la liaison avec ISOC Francophonie.

Adel El Zaïm a également participé à une table ronde sur « Les réseaux de personnes et la collaboration par Internet ».

Le sujet du Sommet mondial de la société de l’information a occupé une place importante aux discussions d’Autrans 2003. ISOC Francophonie a été interpellée comme étant un acteur important pour la prise de position sur la culture et le multilinguisme dans Internet et dans la société de l’information.

Février 2003 : SMSI I, PrepCom2, Genève

Grâce à l’appui financier de l’INTIF, Adel El Zaïm a représenté ISOC Francophonie aux travaux de la deuxième Commission préparatoire du Sommet mondial sur la société de l’information, PrepCom2. ISOC Québec y a été acceptée comme représentant de la société civile et a eu le privilège de parler au nom d’ISOC Francophonie. En effet, comme ISOC Francophonie n’avait pas encore d’existence légale, c’est ISOC Québec qui a été accréditée par les organisateurs du SMSI.

Plusieurs ateliers et rencontres ont eu lieu pendant une semaine. ISOC Francophonie, représentée par ISOC Québec, a ainsi pu participer aux travaux du Bureau de la société civile et assister aux rencontres plénières des représentants des pays membres des Nations-Unies.

« Cette expérience nous a montré le bouillonnement de la société civile à travers le monde, la lourdeur des travaux au niveau des Nations-Unies, mais aussi toute la délicatesse dont cette organisation doit faire preuve dès qu’il s’agit de question d’accès à l’information et de participation de la société civile à ce genre de travaux. Il est clair que la société civile doit montrer beaucoup d’agilité, d’insistance et de conviction pour occuper sa place dans des rencontres de ce genre. Il est aussi évident, à mon avis, que la société civile doit compter sur des activités parallèles et des organismes parallèles pour faire avancer les questions d’accès à l’information, de déploiement de technologies de l’information et d’Internet dans le monde ainsi que des questions reliées au respect des cultures et des langues et leur promotion sur Internet. Plusieurs rencontres spécifiques avaient lieu lors de cette semaine de travail. Notons la rencontre canadienne des représentants des organismes sans but lucratif et des universités avec la Délégation canadienne qui a eu lieu aux bureaux de la délégation canadienne aux Nations-Unies et la rencontre des experts francophones. À ce niveau, et comme suivi, l’Agence de la francophonie a tenu une rencontre d’experts francophones au mois de juin 2003 à Bordeaux en préparation d’une rencontre des ministres des pays francophones à Rabat en novembre 2003. »

Extrait du rapport présenté par Adel El Zaïm

Juin 2003 : Réunion des experts francophones en TIC — INTIF, Bordeaux

Cette réunion se tenait en préparation de la rencontre des experts gouvernementaux et en vue de la réunion des ministres francophones à Rabat en septembre 2003. C’est une réunion de consultation et de discussion dans le but de rassembler des idées, des suggestions et des commentaires pour élaborer la déclaration de Rabat sous forme de contribution de la Francophonie au SMSI.

« Ce fut pour moi [Adel El Zaïm] l’occasion de connaître plus d’experts de la Francophonie, de présenter notre point de vue et de contribuer à la visibilité d’ISOC Québec et d’ISOC Francophonie. Ma stratégie a toujours été de me présenter comme président d’ISOC Québec et secrétaire d’ISOC Francophonie. J’ai toujours considéré que cette façon de me présenter reflète la situation réelle (ISOC Francophonie est en cours de constitution et ISOC Québec est son secrétariat actuellement) et servait la cause des deux organismes. »

Juin 2003 : Table ronde de la Commission canadienne pour l’UNESCO sur le SMSI

La Commission a terminé une tournée de consultation au Canada par une table ronde à Ottawa. ISOC Francophonie a été invitée à y participer et a ainsi eu l’occasion d’intervenir à plusieurs reprises. Cette table ronde a également permis de rencontrer des représentants associatifs et universitaires venus de plusieurs régions du Canada et de leur expliquer la mission d’ISOC Francophonie et son action dans le cadre du SMSI.

Juin 2003 : Rencontre « Internet : un monde, des identités »

ISOC Québec et ISOC Francophonie ont organisé, en parallèle avec une rencontre de l’ICANN à Montréal, une matinée de présentations et de discussions. Étaient présents comme conférenciers, entre autres :

  • Richard Delmas (ISOC Wallonie);
  • Pierre Ouedraogo (INTIF);
  • Isabelle Massip (ministère des Affaires étrangères du Canada);
  • Pierre Dandjinou (ISOC Bénin);
  • Jean-Claude Guédon (ISOC Québec);
  • Alain Ambrosi (Québec);
  • Adel El Zaïm (ISOC Québec).

À cette occasion, une rencontre a eu lieu entre Adel El Zaïm, à titre de coordonnateur d’ISOC Francophonie, et James Calvin et Lynn St-Amour d’Internet Society (ISOC). La discussion a permis de clarifier les intentions d’ISOC Francophonie. Les représentants d’ISOC ont alors assuré de leur appui et de la reconnaissance éventuelle d’ISOC Francophonie pour un statut de Conseil thématique.

Une rencontre chez Adel El Zaïm, après la journée, a permis de tisser des liens avec les membres de la Francophonie alors présents.

Septembre 2003 : SMSI I, PrepCom3

Comme pour PrepCom2, cette participation a été rendue possible grâce à l’appui de l’INTIF qui en a assumé les dépenses. L’implication d’ISOC Francophonie à PrepCom3 fut d’animer le groupe de travail sur les langues et les cultures au sein du groupe Thèmes et contenus de la société civile. En juin 2003, ISOC Francophonie a été sollicitée pour animer la famille Partenariat Multiacteurs au sein du Bureau de la société civile. Retenons que le groupe Thèmes et contenus était responsable de la sollicitation et de la rédaction des réactions de la société civile aux différents textes du Sommet alors que le Bureau était responsable des opérations (bourses, organisation, etc.). Adel El Zaïm a donc agi à titre de représentant de cette famille au Bureau en essayant d’impliquer plus spécifiquement la Fédération Internationale des Associations Multimédia (FIAM) qui était présente aux PrepCom.

Des réunions formelles et informelles ont eu lieu à Genève dans le but de commenter des textes et d’en proposer au groupe Thèmes et contenus. Adel El Zaïm a  également coprésidé les réunions du Bureau lors de la deuxième semaine de PrepCom3. Comme représentant du Bureau, il lui a été demandé de prendre la parole au nom de la société civile à la dernière réunion plénière des représentants gouvernementaux à la fin de PrepCom3.

Suite à cette prise de parole lors de la dernière session de PrepCom3, il a été fortement recommandé qu’ISOC Francophonie sollicite le statut d’organisme consultatif auprès des Nations Unies. Malheureusement, ISOC Francophonie n’a pu participer aux travaux des sessions PrepCom3-A et PrepCom3-B, faute de financement.

Novembre 2003 : Départ d’Adel El Zaïm; Luc Faubert devient coordonnateur d’ISOC Francophonie

Adel El Zaïm a quitté le Québec pour joindre l’organisme canadien CRDI (Centre de recherches pour le développement international) en Égypte. Adel El Zaïm a remis sa démission comme président d’ISOC Québec et coordonnateur d’ISOC Francophonie. Luc Faubert, alors secrétaire d’ISOC Québec, s’est vu confier la responsabilité de coordonnateur d’ISOC Francophonie par le Conseil d’administration d’ISOC Québec.

Dans son compte rendu annuel, avant de quitter, Adel El Zaïm a noté :

Les activités internationales sont presque toujours faites sous le nom d’ISOC Francophonie comme décidé par le CA en mai 2003.

Incorporation

En ce qui concerne l’organisation ISOC Francophonie, cette année a démontré la nécessité d’incorporer un organisme portant ce nom afin d’assurer une existence à ce groupe. En juin 2003, j’ai rencontré Me Michel Solis pour le consulter sur la démarche. Il nous avait suggéré d’incorporer ISOC Francophonie au Québec avec une mission internationale. Nous avons consulté les membres d’ISOC Francophonie et avons obtenu très peu de réponses. Luxembourg, Wallonie, Maroc, France, ont donné leur accord et manifesté leur intérêt de contribuer et de collaborer.  Réalisant les difficultés de consulter et d’arriver à un consensus si jamais on avait besoin, nous avons demandé à Me Solis de nous donner plus d’information sur les démarches à suivre en assurant un leadership au Québec. La démarche d’incorporation stagne actuellement faute de temps de ma part. Nous avons reçu une facture de Me Solis. Il a accepté par contre de recevoir tous les frais en même temps, soit après l’incorporation.
Il faudra vraiment continuer cette démarche et je suggère de nommer un responsable de ce dossier pour le faire avancer le plus vite possible. Une rencontre avec Lynn St-Amour et James Galvin en juin dernier lors de la rencontre ICANN à Montréal m’a permis de voir que ISOC sera prête à reconnaître ISOC Francophonie comme une sorte de conseil des chapitres francophones. Je salue personnellement cette possibilité et j’encourage ISOC Francophonie à l’obtenir tout en coordonnant avec le conseil européen des chapitres ISOC pour éviter les problèmes et les malentendus que vivent les sections européennes avec ISOC.
(…) J’ai le sentiment d’avoir fait beaucoup de choses pour animer ISOC Québec et ISOC Francophonie. Dans toutes mes actions, le support des membres du CA et leur participation étaient indispensables. Nous avons toujours travaillé en équipe. Nous pouvons parfois avoir l’impression que nous avons plus fait pour ISOC Francophonie que pour ISOC Québec.
Je pense très sincèrement que ma disponibilité personnelle et professionnelle entre janvier 2003 et novembre 2003, m’a permis de participer à plusieurs activités que je n’aurais jamais pu faire si je n’avais pas changé d’emploi à la fin de l’année 2002.

Mai 2004 : INET 2004, Barcelone

Luc Faubert, grâce au soutien financier de l’INTIF, a participé à la rencontre de Barcelone.

Voici le compte rendu qu’il a soumis au Conseil d’administration d’ISOC Québec et à l’INTIF à son retour :

Obtention du statut de conseil auprès d’ISOC
À Barcelone j’ai rediscuté avec James Galvin de l’idée qu’ISOC Francophonie soit reconnue comme un « conseil » (« Council » en anglais) à l’intérieur d’ISOC. Le ECC (European Chapters Coordinating Council) a été officiellement créé. C’est le premier conseil officiellement constitué dans ISOC.
Nous avons convenu que dans la mesure où ISOC Francophonie représente les sections francophones, le statut de conseil lui conviendrait mieux que celui de section.
Une lecture rapide des règlements créés conjointement par ISOC et l’ECC lors de la création du ECC montre qu’ils pourraient convenir à ISOC Francophonie. Le groupe de travail des relations internationales statuera sur ce point dans les prochaines semaines.
Un point important à retenir est qu’ISOC conserve un vote sur le conseil d’administration de chaque conseil.
Formation d’un comité de travail

Pour continuer le considérable travail de représentation d’ISOC Francophonie qu’a réalisé Adel ces dernières années, nous formerons un comité de travail qui devra :

  • voir à l’obtention du statut de conseil auprès d’ISOC;
  • créer une entité légale pour ISOC Francophonie;
  • procéder au recrutement des membres du conseil d’administration. 

Pour assurer une représentation légitime des sections de la francophonie, j’ai rencontré d’autres personnes du monde ISOC francophone et sondé leur intérêt. Ceux qui se sont montrés les plus intéressés sont :

  • Marie-Anne Delahaut d’ISOC Wallonie; 
  • Françoise Massit-Folléa de la Direction de la Technologie de la France;
  • Sébastien Bachollet, ISOC France;
  • Alioune Traore d’ISOC Mali.
Participation au SMSI

Markus Kummer des Nations Unies était présent à Barcelone. Il a été chargé par Kofi Annan de mettre sur pied un groupe de travail représentant la société civile pour travailler sur la gouvernance d’Internet. Le groupe de travail devrait être formé pour l’automne et devra produire des recommandations en vue du SMSI de Tunis en 2005.
Sans qu’ISOC Francophonie fasse partie du groupe de travail, je crois qu’il est important qu’ISOC Francophonie soit présente au SMSI pour continuer à y faire valoir l’importance de :

  • la francophonie dans la société civile;
  • le développement d’Internet dans les pays en développement de la francophonie.

De plus, les PrepCom du SMSI de 2005 pourraient être utilisées pour tenir des rencontres avec le C.A. d’ISOC Francophonie. Il faudra tenter de trouver les fonds pour financer ces activités.

Conclusion

L’INTIF a assumé les dépenses des voyages d’Adel El Zaïm et de moi. Nous les en remercions.
J’ai discuté avec plusieurs personnes de la pertinence d’ISOC Francophonie. Tous sont unanimes pour dire que l’organisation pourrait jouer un rôle important au sein d’ISOC et de la francophonie. Je résume les vecteurs que pourraient suivre nos actions futures :

  • Agir comme porte-parole pour l’ensemble de la francophonie;
  • Agir comme porte-parole pour les pays en développement de la francophonie;
  • Militer pour l’internationalisation de l’Internet;
  • Stimuler et faire connaître le contenu et les services en français sur Internet;
  • Stimuler la création de sections ISOC dans les pays de la francophonie qui n’en ont pas encore;
  • Stimuler l’action locale des sections francophones.

Il faudra évidemment conjuguer tout cela avec le plan d’action de juin 2002, mais ce sont les points qui me paraissent les plus pertinents aujourd’hui.
Il faudra aussi trouver les fonds nécessaires au développement d’ISOC Francophonie. Je considère cela comme ma responsabilité la plus importante dans le dossier.
Ma présence à Barcelone m’a permis de réaliser trois objectifs importants :

  • D’abord, parce qu’Adel El Zaïm était aussi présent, c’était l’occasion rêvée pour nous de passer plus de temps ensemble pour qu’Adel partage avec moi ses idées sur le développement d’ISOC Francophonie et qu’il m’introduise à ses connaissances qui étaient présentes à l’événement, tout cela dans le but de faciliter le transfert de la responsabilité d’ISOC Francophonie.
  • Ensuite, Inet 2004 aura été une bonne occasion pour moi de voir à l’œuvre une partie des joueurs qui seront présents à Tunis en juin 2005, pour la première rencontre en vue du SMSI de novembre 2005. J’ai pu me familiariser avec les dossiers importants et les acteurs de l’espace que la société civile occupe – ou tente d’occuper – dans la gestion d’Internet.
  • J'en ai profité pour continuer les activités de mise sur pied d’ISOC Francophonie.

 

Juin 2004 : SMSI II-PrepCom1, Hammamet

Luc Faubert a assisté à la PrepCom1 de Hammamet grâce au soutien financier de l’INTIF.

Adel El Zaïm fut également présent à Hammamet. Ce fut une nouvelle occasion de discuter de l’avenir d’ISOC Francophonie, de l’avancement du projet, de pistes à adopter. Une brève rencontre avec Pietro Securo et Pierre Ouedraogo de l’INTIF a également permis de réitérer le soutien de l’INTIF aux diverses initiatives d’ISOC Francophonie.

Voici le compte rendu soumis par Luc Faubert  au Conseil d’administration d’ISOC Québec et à l’INTIF à son retour :

Obtention du statut de conseil auprès d’ISOC
J’ai profité du sommet pour poursuivre mes démarches en vue d’obtenir pour ISOC Francophonie le statut de conseil de sections. J’ai discuté de la mise en œuvre du projet avec Lynn St-Amour, la présidente d’ISOC, notamment de son interprétation de plusieurs des règlements des conseils qui ont été rédigés par ISOC à l’intention du ECC, le conseil des sections européennes nouvellement créé.
J’ai aussi obtenu le soutien de Lynn et de Désirée Zeljka Miloshevic, une membre nouvellement élue du conseil d’administration, pour l’obtention du statut de conseil. Ces appuis s’ajoutent à celui de James Galvin obtenu à Inet 2004 à Barcelone, ce printemps.
Plan d’action

Les prochaines étapes sont :

  • la présentation officielle du projet au conseil d’administration d’ISOC par le biais d’un document;
  • incorporation d’ISOC Francophonie au Québec;
  • faire accepter le projet de création d’un conseil par le C.A. À cette fin, une résolution peut-être entérinée par courriel et ensuite officialisée lors d’une réunion physique du C.A. d’ISOC.

J’aimerais que nous ayons terminé ces étapes pour septembre 2004 et que nous puissions ensuite procéder à l’élection du C.A. d’ISOC Francophonie.

Financement

Mes discussions et réflexions autour de Prepcom 1 me mènent à envisager deux modes de financement pour ISOC Francophonie :

  • d’abord, le financement des activités permanentes telles :
    • un secrétariat permanent;
    • une rencontre annuelle comme celle qui avait lieu à Montréal en 2002 et lors de laquelle nous tiendrions aussi notre assemblée générale. Cette assemblée pourrait être tenue en parallèle avec un autre grand événement de la francophonie;
    • quelques rencontres de groupes de travail;
    • des prix annuels;
    • notre présence aux grands événements internationaux pertinents;
    • le matériel et les services informatiques requis.
  • ensuite, le financement ad hoc d’autres activités (notamment liées aux groupes de travail) que notre budget d’opération ne pourraient pas financer.

Lors de Prepcom1 l’INTIF m’a reconfirmé son désir de continuer à aider ISOC Francophonie. J’ai aussi obtenu un accord de principe de soutien financier de la présidente d’ISOC, Lynn St.Amour.
J’ai aussi discuté d’un éventuel financement par l’UNESCO avec Pauline Dugré de la Commission canadienne de l’UNESCO.
Michael Tiger, d’Industrie Canada, membre de la délégation canadienne au SMSI, pourrait aussi nous aider à obtenir du financement de son groupe.

La société civile
Lors des Prepcom du dernier sommet de Genève, Adel El Zaïm s’était porté volontaire pour chapeauter la famille « Multi-stake partners » du Bureau de la société civile. Peu d’activité avaient été organisées dans cette famille, qui était à toutes fins pratiques inexistante.
J’aurais pu remplacer Adel dans ce rôle et tenter de dynamiser la famille, mais j’ai choisi de ne pas déployer d’efforts pour structurer le Bureau et de me concentrer plutôt sur les besoins d’ISOC Francophonie. Je suis d’avis que le bureau de la société civile est dans une phase assez embryonnaire et que beaucoup de temps et d’efforts seront requis pour le structurer de manière à ce qu’il réussisse un double défi : devenir un interlocuteur crédible du point de vue des délégations nationales et représenter la vaste diversités des intérêts concurrents au sein même de la société civile, qui est constituée autant d’associations pour les handicapés,  de regroupements de défense des droits de l’homme, de rassemblements de femmes que de groupes tels ISOC Francophonie ou des ONGs.

Si ISOC Francophonie désire intervenir officiellement lors des prochaines rencontres liées au sommet, elle pourra négocier cela sur une base ad hoc avec le bureau de la société civile, même si elle n’a pas été impliquée dans les activités structurantes du bureau, qui risqueraient de saper beaucoup de notre énergie.

Juillet 2005 : Vers un secrétariat permanent

Réalisant que le projet d’ISOC Francophonie n’avançait pas aussi rapidement que souhaité (en raison de l’implication à temps partiel des membres du Conseil d’administration d’ISOC Québec, tous des bénévoles), il est convenu que le seul moyen de faire progresser ISOC Francophonie était de mettre en place un secrétariat permanent animé par un coordonnateur dûment rémunéré. Ce dernier aurait la responsabilité de voir à la réalisation des divers projets concrets mettant à contribution les différentes associations ISOC de la Francophonie.

Le salaire d’une personne à temps plein représentant une somme importante, il est recommandé qu’ISOC Québec et ISOC Francophonie partagent les coûts de rémunération du coordonnateur.

En juillet 2005, le Conseil d’administration d’ISOC Québec a décidé d’investir 18 000 $CDN à même les fonds d’ISOC Québec dans les services d’un consultant qui connaît bien les rouages du financement gouvernemental québécois et canadien. Il est jugé préférable d’obtenir le soutien de plusieurs gouvernements avant de solliciter l’INTIF.

Le mandat de ce consultant est en cours.

Septembre 2005 : SMSI-PrepCom3, Genève

Luc Faubert a assisté à la PrepCom3 comme ambassadeur d’ISOC International. À ce titre, il a pu planifier avec Lynn St-Amour, présidente d’ISOC International, les dernières étapes conduisant à l’octroi de l’acceptation du statut de Conseil auprès d’ISOC. Lynn St-Amour a renouvelé son soutien au projet.

Luc Faubert a soumis à Lynn St-Amour un projet de règlements d’ISOC Francophonie qui s’inspire largement des règlements du « European Chapters Coordinating Council ».

Une fois l’aval d’ISOC International obtenu, le projet de règlements d’ISOC Francophonie sera soumis aux participants de la rencontre de Montréal (juin 2002) (ou à leurs représentants) pour adoption.

Voici le rapport sur ISOC Francophonie que Luc Faubert a soumis au Conseil d’administration d’ISOC Québec à la fin d’octobre :

Mon voyage pour assister à la PrepCom3 du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) à Genève en septembre a été l’occasion de discuter d’ISOC Francophonie avec quelques acteurs intéressés au sujet qui étaient à l’événement.

Implication récente d’ISOC France et d'ISOC Sénégal

France Télécom a parrainé en août 2005 une rencontre de l’IETF. Au cours de l’événement, ISOC Intl. a aussi tenu une réunion de son conseil d’administration.
Cette rencontre a été l’occasion pour quelques-uns des participants intéressés à la francophonie, de discuter d’ISOC Francophonie. Ils ont décidé de :

  • créer une liste de discussion;
  • nommer Philippe Brateau (trésorier d’ISOC France) pour recontacter les gens d’ISOC Francophonie pour tenter de savoir qui était encore intéressé au projet;
  • organiser une rencontre de membres de la Francophonie le 15 novembre prochain à Tunis, pendant SMSI II.

Je trouve fantastique que d’autres gens que ceux d’ISOC Québec s’intéressent à ISOC Francophonie et entreprennent des actions concrètes pour faire avancer les choses, mais il faudra s’assurer que ces actions soient coordonnées et que nous nous entendions sur les priorités et sur qui fait quoi.

Mea culpa
On ne peut certes pas blâmer ISOC France de croire que rien ne se faisait par ISOC Québec pour ISOC Francophonie car je n’ai pas fait les efforts nécessaires pour informer les autres membres de l’organisation pendant les deux dernières années. De plus, le site ISOC-francophonie.org n’était pas accessible depuis quelque temps, la liste de distribution ne fonctionnait plus et nous ne parvenions pas à obtenir de son gestionnaire la liste de ses participants.
Après qu’Adel ait tenté en vain en 2003, du temps que la liste fonctionnait encore, de solliciter la collaboration des membres de la liste pour discuter des enjeux du SMSI auquel il s’apprêtait à assister, il avait décidé de tenter de faire avancer seul le projet. C’est dans cette voie que j’ai continué le travail quand Adel est parti.
Obtention du statut de conseil auprès d’ISOC International
Comme je vous en avais fait part lors de mon dernier rapport en juillet 2004 à mon retour de Hammamet, j’ai continué auprès d’ISOC International les démarches pour faire reconnaître ISOC Francophonie comme un conseil de sections (« Council » en anglais), au même titre que le ECC (European Chapters Coordinating Council), le seul autre conseil dûment approuvé par ISOC.
La démarche allait bon train et j’avais bon espoir d’obtenir le sceau d’ISOC en octobre de manière à ce que ce soit fait pour Tunis, mais une récente conversation (d’une heure) avec Odile Ambry, vice-présidente d’ISOC France, m’a obligé à retarder cette démarche. Elle trouvait la démarche prématurée et je ne voulais pas risquer, auprès d’ISOC Intl., de montrer une communauté ISOC Francophonie divisée.
Je présenterai donc à la rencontre d’ISCO Francophonie de Tunis les règlements du conseil proposés par ISOC que j’ai adaptés pour ISOC Francophonie en espérant pouvoir obtenir l’aval des participants qui y seront.
Odile Ambry a dit ne pas être en désaccord sur le principe de l’obtention du statut de conseil, mais avec le moment choisi.
L’obtention du statut de conseil n’est pas essentielle pour ISOC Francophonie, mais nous gagnons, si nous pouvons l’obtenir, à le faire avant d’incorporer officiellement ISOC Francophonie, car les règlements constituants du conseil formeront la base des règlements de l’entité qui sera ensuite incorporée.
Mon contact principal pour l’obtention de statut de conseil chez ISOC est David McAuley qui est responsable des relations avec les sections, mais nous avons l’aval de Lynn St-Amour, de Jim Galvin et de Desiree Zeljka Miloshevic qui est au conseil d’administration d’ISOC.
Plan d’action pour Tunis

Je dois travailler avec Alex Corenthin et Philippe Batreau pour établir l’agenda de la rencontre ISOC Francophonie de Tunis.
Voici l’agenda que je proposerai :

  • le point sur la situation d’ISOC Francophonie (par Adel El Zaïm, Odile  Ambry et moi);
  • approbation du projet d’obtention du statut de conseil auprès d’ISOC;
  • approbation des règlements du conseil;
  • approbation du projet d’incorporation d’ISOC Francophonie;
  • approbation des règlements de la corporation (qu’il me reste à finaliser avec Michel Solis et qui seront établis en fonction de l’obtention du statut de conseil);
  • actualisation du plan d’action d’ISOC Francophonie adopté à Montréal en 2002 (ce plan m’apparaît trop ambitieux; j’aimerais en faire une version diluée et plus réaliste. Je vous la proposerai dans les jours qui viennent afin d’obtenir votre aval);
  • division des tâches.

Tunis sera aussi l’occasion de demander à l’INTIF de renouer officiellement son appui à ISOC Francophonie. Pietre Sicuro et Pierre Ouedraogo sont toujours présent aux événements du Sommet.
Enfin, je vous rappelle que le plus clair de mon temps au Sommet doit être consacré aux activités d’ISOC International qui défraie les coûts du voyage. Je ne peux donc pas consacrer tout mon temps à Tunis pour ISOC Francophonie, mais étant donné l’importance de la rencontre de Tunis, je compte y consacrer tout de même pas mal de temps.
Il me faut notamment préparer le terrain avant la rencontre avec les gens qui y seront, de manière à maximiser le temps utilisé à Tunis. Je ferai cela au téléphone et par courriel et vous tiendrai informés en faisant le point avant mon départ pour Tunis et en sollicitant au besoin votre opinion.

Octobre-novembre 2005 : Préparation d’une réunion de travail d’ISOC Francophonie à Tunis, le 15 novembre 2005

Un sommaire en anglais du plan d’action d’ISOC Francophonie de 2002 a été soumis à David McAuley, directeur des relations avec les membres pour ISOC International. Ce dernier a signifié son soutien au projet.

L’adoption du statut de Conseil étant imminente pour ISOC Francophonie, une démarche a été entreprise auprès de Me Michel Solis, avocat-conseil, en vue de l’incorporation d’ISOC Francophonie comme organisation à but non lucratif (OSBL) au Canada. Les règlements d’ISOC Francophonie, comme ceux du Conseil ISOC, devront aussi faire l’objet d’une approbation par les participants de la rencontre de Montréal (juin 2002) ou leurs représentants.

Le 21 octobre 2005, après consultation avec Odile Ambry d’ISOC France, il est convenu d’attendre la réunion de travail convoquée pour le 15 novembre à Tunis, à l’occasion du SMSI, avant de solliciter l’approbation des membres d’ISOC Francophonie.

Entre-temps, l’élaboration des règlements d’ISOC Francophonie se poursuit, aux frais d’ISOC Québec, afin qu’un projet puisse être discuté lors de la réunion de travail du 15 novembre, à Tunis.

 

Dernière mise à jour : ( 03-12-2005 )
 
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